Risque termites

LES TERMITES SOUTERRAINS

Il existe dans le monde près de 2700 espèces de termites dont la grande majorité vit dans les régions chaudes, équatoriales ou tropicales. Les termites sont des insectes sociaux et vivent en colonie. Celles-ci s'organisent autour de reproducteurs, d'ouvriers assurant les besoins alimentaires de la colonie et de soldats défendant la colonie. Leur mode de développement se fait soit par essaimage (les insectes ailés fondant une nouvelle colonie), soit par bouturage (une centaine d'individus de la colonie pouvant donner naissance à une nouvelle colonie).

 

Les termites en métropole

Les termites souterrains sont les plus communs : vivant en contact permanent avec le sol et une source d'humidité, ils cheminent dans le bâti au moyen de galeries–tunnels (ou cordonnets verticaux). Les termites attaquent toutes les essences de bois à l'exception du duramen de quelques essences tropicales particulièrement dense. Les dégâts au niveau du bois sont identifiés par la présence de lacunes toujours vides de vermoulure tapissées de concrétions.

Les principaux indices de présence de termites souterrains

  • L'existence de vides sous une pellicule de surface ou de galeries étroites sans sciure et tapissées d'un ciment,
  • Des galeries-tunnels ou cordonnets verticaux construits sur les matériaux durs,
  • Des ponts en forme de stalactites ou stalagmites, construits pour atteindre l'aliment éloigné,
  • La présence de petits trous de 2 mm environ, visibles sur les plâtres de plafond ou les murs tapissés ou non,
  • Essaimage : envol simultané des termites reproducteurs pour fonder de nouvelles colonies

 

Les termites dans les DOM

Les départements d'Outre Mer concernés (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane) sont tous situés en zone intertropicale, zone humide et chaude donc particulièrement favorable au développement de nombreuses espèces de termites. La diversité des espèces (onze espèces de termites recensées à la Réunion dont deux souterrains) rend encore plus pointus le diagnostic et la lutte à adapter sur chacune d'entre elles. Les espèces s'attaquant aux bois d'oeuvre se répartissent en 3 catégories : les termites souterrains, les termites de bois secs et les termites arboricoles. Cette dernière catégorie construit des nids aériens dans les arbres mais prospecte par le sol comme les termites souterrains.

Attention, ne pas confondre le termite souterrain avec le termite de bois secs qui attaque essentiellement les arbres et végétaux morts mais qui peut également être rencontré au niveau du bâti. La principale différence réside dans le fait que le termite de bois sec n'est pas en contact avec le sol ; son nid se trouve également dans le bois sec. La présence de vermoulure est également un bon élément de diagnostic de cette espèce de termites.

 

Le traitement contre les termites souterrains

LES TRAVAUX :

 

1- LA BARRIÈRE CHIMIQUE


Traitement des sols extérieurs :

  • Sols maçonnés : Une ligne d'injection devra être réalisée par forage de puits verticaux à l'aplomb des murs.
  • Sols naturels : Une tranchée parallèle au mur devra être creusée à l'aplomb des murs.


Traitement des sols intérieurs en cave
:

  • Sols maçonnés : Une ligne d'injection devra être réalisée par forage de puits verticaux à l'aplomb des murs.
  • Sols en terre battue : Epandage de produit sur toute la surface du sol.


Traitement des murs périmétriques et de refends et des cloisons :

  • Ligne d'injection : La barrière chimique sera réalisée par forage de puits horizontaux dans les murs le plus près possible du sol intérieur fini et parallèle à celui-ci.
  • Quadrillage (notamment pour les murs enterrés) : L'écran sera réalisé par forage de puits horizontaux sur toute la hauteur des murs enterrés.


Traitement des bois de structure :

Le traitement des bois de structure se fera jusqu'au niveau supérieur à l'infestation (N+1)

  • Injection : tous les bois de structure seront traités par une double injection aux encastrements. Tous les bois de structure infestés seront traités par injection sur toute leur longueur. Tous les bois de structure en contact avec la maçonnerie seront traités par injection sur toute leur longueur.
  • Application de surface : Tous les bois de structure recevront une double application de surface.


Traitement des bois de menuiseries :

Bois dormants de porte, dormants de fenêtre, plinthes, lambris boiseries…

 

2- LA TECHNIQUES DES PIÈGES D'APPÂTS :


L'étude préalable du site - l'analyse de situation devra comprendre les informations relatives :

  • au bâtiment concerné (année de construction, traitement antérieur, état des bois de structure, accessibilité de l'ensemble des zones…),
  • la nature des pathologies présentes,
  • l'étendue et la localisation de l'infestation,
  • l'origine des désordres,
  • l'état des pièces de bois visibles et/ou la nécessité de faire passer un homme de l'art.


L'implantation du dispositif - l'installation devra être accompagnée d'un plan d'intervention mentionnant :

  • la surface à protéger,
  • la localisation des infestations,
  • l'identification des lieux d'implantation (stations sol et hors-sol),
  • la localisation des bois de structure infestés nécessitant un traitement.

Le dispositif sol : il est installé linéairement autour du bâtiment.

Le dispositif hors-sol : les pièges hors sol sont installés, selon les prescriptions de mise en oeuvre du fabricant, directement sur les zones d'activité des termites.

Le suivi du site : la mise en oeuvre et le suivi de la technique piège comprend quatre étapes :

  • l'implantation du dispositif,
  • la connexion : elle doit se faire dans un délai de 6 mois maximum après l'installation,
  • l'élimination : elle doit se faire dans les 18 mois suivant la connexion,
  • la surveillance et maintenance du système.

Avant connexion : la fréquence des visites est fonction de la situation du site ; deux visites minimum seront réalisées dans les six premiers mois.

Phase d'intoxication : le rythme des visites est fonction de la vitesse de consommation de la formulation dans les stations ; les visites seront espacées au maximum de 3 mois.

Constat d'élimination : ce constat est fait après un arrêt d'activité pendant 3 mois (hors période hivernale) et ceci constaté sur un minimum de deux visites. Maintenance et surveillance du site : le site sera suivi un minimum de 2 fois par an par l'entreprise.